Meeting with Minister Valcourt : The Inuit demand immediate solutions to the housing crisis in Nunavik

Kuujjuaq, Québec 28 novembre 2013 – La Société Makivik est satisfaite d’avoir eu l’occasion de rencontrer le ministre des Affaires autochtones et du développement du Nord canadien, l’Honorable Bernard Valcourt, pour lui exposer les conséquences désastreuses de la grave crise du logement qui sévit au Nunavik mettant à risque la santé de plusieurs centaines de familles inuites.

Selon Jobie Tukkiapik, président de la Société Makivik, le ministre Valcourt s’est montré réceptif aux conséquences de la crise du logement qui sévit au Nunavik. Le ministre s’est montré particulièrement préoccupé par les impacts négatifs du surpeuplement sur les enfants.

La délégation a indiqué au ministre qu’au lieu de s’améliorer, les conditions d’habitation des Inuits régressent, forçant des familles de plus de 10 personnes à vivre dans des logements de deux chambres à coucher. Le surpeuplement a même forcé certaines familles à vivre sous la tente en hiver dans des conditions tout à fait inacceptables.

« Nous avons expliqué au ministre Valcourt que la croissance démographique et le retard accumulé en raison de l’arrêt de la construction de 1994 à 1999 ont créé un manque de 899 logements. Il faut donc, au-delà des ententes existantes, procéder à des investissements immédiats pour enclencher la construction de logements additionnels.

Nous espérons que le gouvernement fédéral n’est pas en train de créer un surplus budgétaire de 3,7 G$, tel qu’annoncé par le ministre Flaherty récemment, en ne dépensant pas les sommes d’argent qui doivent servir à fournir des logements décents aux Inuits », a déclaré Jobie Tukkiapik, le président de la Société Makivik.

Rappel des faits
Selon Statistique Canada, en 2011, la population du Nunavik était de 12 090 personnes, 89 % d’entre elles étaient Inuits et 34 % avaient moins de 15 ans. Le Nunavik possède le taux le plus élevé de surpeuplement dans les logements au Canada, 68 % des familles subissent cette situation. Cela n’est sans doute pas étranger au fait que le Nunavik a connu une recrudescence vertigineuse du taux de tuberculose active, 320 cas par 100 000 habitants comparativement à 3 cas pour 100 000 dans le sud.

Selon un rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, la sécurité et le développement des jeunes Inuits sont mis à fort risque par le manque de logements adéquats.

Dans le cadre de l’entente 2010-2015, 337 unités de logement auront été construites. À cela s’ajoute l’entente sur le Plan Nord avec le gouvernement du Québec qui prévoit le financement de la construction et des opérations pour 300 unités additionnelles entre 2012 et 2016.

Au sujet de Makivik
La Société Makivik est une société sans but lucratif créée suivant la signature de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois en 1975. Elle a le mandat de représenter le bien-être et les intérêts sociaux, politiques et économiques des Inuits du Nunavik. La Société Makivik favorise la préservation de la culture et de la langue inuites, de même que la santé, le bien-être, la réduction de la pauvreté et l’éducation des Inuits dans les communautés. La Société Makivik est signataire de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik (2008).

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Pour information:
William Tagoona
Consultant sénior en communications
819 964 2925
wtagoona@makivik.org

Catherine Escojido
Coordinatrice aux communications
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catherine@escojido.com

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