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DÉCLIN ALARMANT DE LA POPULATION DU TROUPEAU DE CARIBOUS DE LA RIVIÈRE AUX FEUILLES: LA SOCIÉTÉ MAKIVIK DEMANDE À QUÉBEC DE FAIRE CESSER LA CHASSE SPORTIVE

Au nom des Inuits du Nunavik, la Société Makivik exprime une vive préoccupation concernant le déclin considérable du troupeau de caribous de la rivière aux Feuilles dans le Nord-du-Québec (Nunavik) et demande au gouvernement du Québec de faire cesser la chasse sportive de cette espèce. Depuis le dernier dénombrement effectué en 2011, lequel estimait la population à 430 000 caribous, les résultats de 2016 indiquent une population de 199 000 caribous, soit une baisse de plus de 50 % en cinq ans. Le troupeau de la rivière George, lequel a déjà compté plus de 760 000 caribous, a été estimé à 8 900 individus lors d’un relevé aérien réalisé en 2015.

« Le caribou est une composante essentielle de notre régime traditionnel. Il ne peut être remplacé par des équivalents de moindre qualité nutritionnelle importés du sud et vendus à des prix exorbitants au Nunavik. La chasse traditionnelle n’est pas une activité de divertissement dont le but est d’obtenir le plus gros trophée, comme c’est le cas de la chasse sportive. Il s’agit plutôt d’assurer la sécurité alimentaire de mon peuple. Le droit d’exploitation que peuvent exercer les Inuits et des niveaux d’exploitation garantis sont prévus dans la Convention de la Baie-James et du Nord québécois », a mentionné Adamie Delisle Alaku, vice-président de l’Exécutif de la Société Makivik et membre du Comité conjoint de chasse, de pêche et de piégeage (CCCPP).

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Mandat de la Société Makivik


La Société Makivik a fait preuve de leadership tant sur le plan politique, culturel qu’économique dans la constitution et le développement d’une région dynamique appelée Nunavik, où les Inuit ont établi une identité distincte sur leur propre territoire avec comme toile de fond la dualité des nations canadienne et québécoise.

Makivik, qui en inuktitut signifie « s’élever », est un nom on ne peut plus approprié pour désigner un organisme dont le mandat est de protéger les droits, les intérêts et les compensations financières découlant, d’une part, de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ) signée en 1975, soit le premier règlement général de revendications territoriales au Canada, et, d’autre part, de l’Accord sur les revendications territoriales des Inuit du Nunavik, qui est entré en vigueur en 2008.

La Société Makivik assume un éventail de mandats distincts. Notamment, elle est propriétaire et exploite de grandes entreprises rentables qui génèrent des emplois. Elle voit aussi au développement socioéconomique de la région et à l’amélioration des conditions de logement des Nunavimmiut. Qui plus est, elle veille à la protection de la langue et de la culture inuit, ainsi que de l’environnement naturel.

Les réalisations de la Société Makivik démontrent à quel point des traités modernes ou des règlements de revendications territoriales des peuples autochtones peuvent être profitables autant pour les gouvernements que pour les Inuit.

En l975, lorsque le tout premier traité a été signé, la Société a déclaré que le règlement des revendications territoriales des Inuit doit être considéré dans le contexte d’un nouveau départ, marquant l’établissement et le maintien d’une nouvelle relation et d’une nouvelle façon de faire affaire avec les gouvernements du Québec et du Canada.

La Société Makivik et ses filiales ont une histoire des plus inspirantes à vous raconter et nous vous invitons à explorer le site pour en apprendre davantage sur Makivik et les Inuit du Nunavik.